Expositions

Biennale de Rabat : ''Un instant avant le monde''

Publié le : 09/09/2019 - Sortir


Du 24 septembre au 18 décembre 2019
Vernissage le 24 septembre 2019
Journées professionnelles 23 et 24 septembre 2019



Sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la Fondation Nationale des Musées du Maroc présente la première édition de la Biennale de Rabat, organisée dans la capitale marocaine, du 24 septembre au 18 décembre 2019, et conçue par l’historien d’art et philosophe Abdelkader Damani, commissaire général invité.

Intitulée “Un instant avant le monde”, la proposition curatoriale de cette première édition entend contribuer à redéfinir l’art et ses paradigmes en partant du Sud et de Rabat, désignée « Ville lumière » et capitale culturelle du Maroc. Grâce au dialogue entre les disciplines – allant des arts visuels et de l’architecture à la danse et la performance -, la biennale ouvre une réflexion sur l’urgence de la création, en examinant les raisons, les révoltes, les moments décisifs qui poussent les artistes à passer à l’action et à contribuer à l’histoire.

Bahïa Bencheikh-El-Fegoun et Meriem Achour Bouakkaz : H’na Barra (Nous, dehors) 2014. (Film) Courtesy de l’artiste ©Allers-Retours Films
Envisageant la Biennale comme un inventaire possible du monde de demain, le commissaire général a fait le choix de décliner cet instant avant le monde sous la forme d’un archipel. Porté par des femmes et des hommes engagés, il est composé d’une exposition internationale et d’un triptyque de cartes blanches. A cela s’ajoute, tout au long de la manifestation, un programme de performances, une programmation culturelle ainsi que l’art urbain et de programmations associées.
A l’occasion de cette première édition de la Biennale, la Fondation Nationale des Musées organisera un focus sur l’art Urbain.

« Un instant avant le monde », L’exposition internationale
L’exposition internationale, dédiée aux artistes femmes, est répartie dans plusieurs lieux culturels de la ville de Rabat. Elle réunit 63 artistes et collectifs d’artistes, issues de 27 nationalités différentes et de nombreuses disciplines. Parmi celles-ci, des plasticiennes et peintres (Mona Hatoum, Etel Adnan, Marcia Kure, Ghada Amer, Zoulikha Bouabdellah, Amina Benbouchta, Candice Breitz), de sculptrices (Sara Favriau, Ikram Kabbaj), des cinéastes et vidéastes (Tala Hadid, Habiba Djahnine…), des chorégraphes, metteuses en scène et performeuses (Bouchra Ouizguen, Séverine Chavrier…), des photographes (Deborah Benzaquen, Mouna Jemal Siala ) et des artistes digitales (Naziha Mestaoui), mais aussi des architectes (BLACK SQUARE, Manthey Kula, Zaha Hadid, Maria Mallo…).
Parmi les moments forts de la Biennale, un hommage vibrant sera rendu à la cantatrice égyptienne Oum Kalthoum, la première artiste sélectionnée par le commissaire, à travers la projection de son concert mythique à Rabat en 1968 comme préambule à toute l’exposition.

Trois cartes blanches autour de l’exposition internationale
Trois cartes blanches viennent enrichir le propos de la Biennale, en prolongeant les questionnements du commissariat d’exposition :

• Arts plastiques, Carte Blanche à Mohammed El Baz :
du 24 septembre au 18 décembre au Musée Mohammed VI
Pour sa Carte Blanche, l’artiste Mohamed El Baz convie 6 artistes de la jeune scène marocaine - Saïd Afifi, M’barek Bouhchichi, Safaa Erruas, Maria Karim, Youssef Ouchra et Ilias Selfati – à investir le musée Mohammed VI (MMVI) à travers l’exposition collective A Forest / La Forêt / El Ghaba. En plaçant l’exposition sous le signe de la forêt, Mohamed El Baz invitera le public à réfléchir à la genèse des œuvres d’art ainsi qu’aux nombreux mystères du processus créatif.

• Cinéma, Narjiss Nejjar :
Projection chaque samedi tout au long de la Biennale
Narjiss Nejjar, réalisatrice et directrice de la Cinémathèque marocaine, donnera à voir une programmation cinématographique, de master class, de discussions avec des réalisateurs, afin de comprendre les conditions d’un nouveau récit du monde.
« Le cinéma est dans la vie et la vie est dans le cinéma » nous dit Narjiss Nejjar et d’ajouter : « Accueillir un film c’est restituer une part de soi, souvent inconnue de nous ou parfois déniée. »

• Littérature, Faouzia Zouari et Sanae Ghouati,
En partenariat avec l’Académie du Royaume le 18 décembre 2019
Pour conclure la Biennale, une invitation est lancée aux écrivaines, romancières, poétesses, essayistes autour d’un Parlement des écrivaines, qui réunira près de 50 artistes sous l’égide de Sanae Ghouati, professeur à l’Université Ibn Tofaïl et de la romancière tunisienne Faouzia Zouari.

L’Art Urbain, Fondation Nationale des Musées
La Fondation nationale des musées développe depuis plusieurs années un soutien très appuyé à la pratique du street art et des arts urbains. Dans la continuité de cette dynamique le street artiste Futura et de jeunes artistes marocains réaliseront un ensemble d’œuvres au parc Hassan II au moment de l’ouverture de la Biennale

Programmation culturelle et médiation

Débats et séminaires
Deux séminaires seront conduits tout au long de la Biennale
• « Agir sur la définition de l’Art », la première rencontre autour de cette question aura lieu le 27 septembre 2019. La direction scientifique du débat confiée à Nadira Laggoune, directrice du MAMA à Alger
• « La Tendresse subversive », le 17 décembre 2019, direction scientifique du débat par Abdelkader Damani

Médiation culturelle
Les parcours de médiation proposent une errance de la biennale. A la fois physique et fictionnelle, la balade d’un lieu à un autre suivra une logique rétinienne simple se déployant dans une cartographie chromatique ternaire : le blanc, le brun et le bleu. Les trois couleurs de Rabat.
La programmation culturelle donnera à voir tout au long de la Biennale des pièces de théâtre, des concerts de musique, des ateliers d’art etc.

Rabat première artiste invitée de la Biennale
La ville de Rabat est célébrée comme artiste invitée de la Biennale avec la création d’un parcours conçu en fonction de la « colorimétrie » de la ville et de ses sites historiques emblématiques comme : le fort Rottembourg (Borj Lakbir) surplombant l’océan Atlantique à Rabat ou encore le musée et le site des Oudayas. Durant trois mois, la Biennale de Rabat investit les hauts lieux artistiques de la ville comme le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI), la Villa des arts, l’Espace Expressions CDG et les espaces d’expositions du Crédit Agricole et de la Banque Populaire.
A la fois capitale moderne et ville historique, Rabat est inscrite au patrimoine de l’UNESCO depuis 2012. Elle est le résultat d’un dialogue fructueux entre le passé arabo-musulman et le modernisme occidental. Une identité à laquelle le thème de la Biennale fait directement écho. 

CITATIONS
« J’ai souhaité profiter de la page blanche d’une première édition, pour penser la Biennale comme une proposition d’alternative. L’ambition formulée n’est pas celle de changer le monde, le transformer ou le pervertir mais de tenter d’en écrire un nouveau, depuis l’extrême ouest du continent africain, la fin des terres. C’est depuis cette frontière, depuis cette mélancolie, qu’un soir à Rabat le titre de cette première édition s’est imposé à moi : Un instant avant le monde. » Précise Abdelkader Damani.

Mehdi Qotbi, président de la Fondation Nationale des Musées du Maroc indique : « Avec la Biennale de Rabat, notre capitale se dote d’un formidable laboratoire de création dédié à toutes les formes d’art, pensé comme un outil de réflexion pour les artistes venus des quatre coins du monde. Cette manifestation s’inscrira, nous en sommes sûrs, rapidement parmi les grands rendez-vous internationaux, pour sa participation active à la réécriture de l’histoire de l’art, à partir du Sud. »

LES ARTISTES DE L’EXPOSITION INTERNATIONALE
Rand ABDUL JABBAR (Irak), Etel ADNAN (Liban), Amina AGUEZNAY (Maroc), Rita ALAOUI (Maroc), Diana AL-HADID (Syrie), Lara ALMARCEGUI (Espagne), Ghada AMER (Egypte), Dana AWARTANI (Palestine), Ila BÊKA & Louise LEMOINE (France), Amina BENBOUCHTA (Maroc), Nadia BENBOUTA (Algérie), Bahïa BENCHEIKH-EL-FEGOUN (Algérie), Deborah BENZAQUEN (Maroc), Tatiana BILBAO (Mexique), BLACK SQUARE (Italie), Zoulikha BOUABDELLAH (France-Algérie), Halida BOUGHRIET (France-Algérie), Candice BREITZ (Afrique du Sud), CELLE QUI MANQUE (Algérie), Hania CHABANE (Algérie), Clémentine CHALANÇON (France), Hejer CHARF (Tunisie-Canada), Séverine CHAVRIER (France), Katharina CIBULKA (Autriche), DAAR – Sandi HILAL & Alessandro PETTI – (Palestine), Habiba DJAHNINE (Algérie), EMOUVANCE DES EMOUVANTS (Tunisie), Safaa ERRUAS (Maroc), Feminist Architecture Collaborative (Etats-Unis), Sara FAVRIAU (France), Tala HADID (Maroc), Zaha HADID (Irak), Clarisse HAHN (France), Milhumbe HAIMBE (Zambie), Mona HATOUM (Palestine), Mouna JEMAL SIALA (Tunisie), Ikram KABBAJ (Maroc), Oum KALTHOUM (Egypte), Katia KAMELI (France-Algérie), Amal KENAWY (Egypte), Majida KHATTARI (Maroc), Lucia KOCH (Brésil), Marcia KURE (Nigeria), Brigitte MAHLKNECHT (Italie), María MALLO (Espagne), Natasha MEGARD (France), MANTHEY KULA (Norvège), Lucy MCRAE (Royaume-Uni), Naziha MESTAOUI (Belgique), Julie NIOCHE (France), Adjaratou OUEDRAOGO (Burkina Faso), Bouchra OUIZGUEN (Maroc), Amina REZKI (Maroc), Anila RUBIKU (Albanie), Judith SAUPPER (Autriche), Bea SCHLINGELHOFF (Allemagne), Zahra SEBTI (Maroc), Katrín SIGURDARDÓTTIR (Islande), Giovanna SILVA (Italie), Amy SOW (Mauritanie), TAKK – Mireia LUZÁRRAGA & Alejandro MUIÑO – (Espagne), Fella TAMZALI TAHARI (Algérie), Khadija TNANA (Maroc).