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La FNM, rend un hommage à l’œuvre de Ahmed Cherkaoui

Publié le : 16/02/2018 - Sortir


La Fondation Nationale des Musées, rend un hommage à l’œuvre du monstre sacré de la peinture marocaine, Ahmed Cherkaoui, à l’occasion du cinquantenaire de sa mort.



La Fondation Nationale des Musées, rend un hommage à l’œuvre du monstre sacré de la peinture marocaine, Ahmed Cherkaoui, à l’occasion du cinquantenaire de sa mort.

Il s’agira d’une exposition monographique intitulée ''Ahmed Cherkaoui, entre modernité et enracinement''. Une touche singulière, un parcours unique, le public et les amoureux de la peinture marocaine y auront le privilège de visionner les œuvres de l’un des fondateurs majeurs de notre peinture.

Né en 1934 à Boujad, Ahmed Cherkaoui, diplômé de l’Ecole des arts et métiers de Paris en 1959, S’inscrit à l’Ecole nationale supérieure des Beaux arts dans l’atelier d’Aujame qu’il quitte en 1961.
Il passe ensuite un an à l’Académie de Varsovie en Pologne. De retour à Paris, il obtient une bourse de l’UNESCO qui lui permet d’effectuer des recherches sur le signe berbère et la calligraphie arabe.
Il est considéré avec Jilali Gharbaoui comme un des fondateurs de la peinture abstraite au Maroc.
Sa première exposition personnelle a lieu en 1959 à l’Atelier de Lucienne Thalheimer à Paris.
Il est mort en 1967 à Casablanca.

Œuvre :
Cherkaoui est l’une des figures principales de l’art contemporain au Maroc. Il se familiarise avec les tendances d’avant-garde de l’art européen des années 1950 (le tachisme, l’expressionnisme abstrait).

Il opère ensuite des choix et apporte des modifications considérables de manière à mieux signifier son monde intériorisé et l’héritage tout particulier de sa mémoire. On peut constater dans ses travaux la présence de références directes à l’art marocain: éléments puisés dans le répertoire des tatouages ruraux, de la tapisserie, de la décoration de la poterie (celle du Rif en particulier).

Dans ses oeuvres on remarque la prédominance de formes ovoïdes, sphériques et quadrangulaires (aux coins émoussés). Formes terrestres de couleurs brunes, rougeâtres et ocres dans lesquels sont inscrits de petits signes (cercles, losanges, X etc..) tracés suivant un rythme discontinu. Cherkaoui introduit la toile de jute, plâtrée ou collée, irrégulièrement découpée et superposée à la toile, parfois au bois ou au papier.

L’année 1965 marque un tournant décisif pour cet artiste: gouaches (série des miroirs), aquarelles, dessins (encres de Chine) échelonnent sa production. Les couleurs se font plus lumineuses: bleu indigo, rouge vif, blanc ainsi que des transparences mauves. Les signes charpentent ses toiles; leur tracé interne, de préférence peint en des couleurs foncées, relève de la symbolique du bleu et du noir et le tracé externe par contre reflète la lumière aux teintes irisées.