Portrait

Soufyane Fares

Publié le : 07/08/2017 - Sortir


Soufyane Fares est un artiste slaoui qui a quitté le monde des études pour s'adonner à la photographie. Les photos de sa série '' Scènes de rue #Tramdina '', prises à Rabat et ses alentours, mettent en valeur portraits, structures, formes et couleurs, à tel point que l'identité de la capitale est relayée au second plan. Intrigués par son travail, nous lui avons posé quelques questions.



Quel est votre parcours ?
Mon parcours a commencé dans ma ville natale Salé, où j’ai commencé par intégrer la société civile à l’époque à travers des initiatives associatives où il y avait des échanges avec les jeunes des quartiers du monde sur une multitude de sujets dans la sphère sociale, culturelle et politique. Ces rencontres étaient pour moi l’occasion de discuter avec les amateurs de la photographie.

Comment êtes vous venu à la photographie ?
J’ai toujours eu l’œil qui me démange, dans le sens où je m’arrête depuis toujours pour immortaliser avec mes yeux des situations de la vie quotidienne, jusqu’au moment où j’ai eu l’opportunité de m’acheter mon premier appareil. La manipulation de ce dernier ne m’a pris que quelques semaines. Je me retrouvais déjà avec de belles prises -du moins pour moi- qui reflètent ma vision de la société marocaine dans l’espace public.

Quels sont vos projets aujourd’hui ?
Mes projets aujourd’hui ? Certainement continuer à prendre des photos, je ne m’en lasserai jamais ! Sinon continuer dans le sens de partager et faire tourner ma première exposition '' Scènes de rue #Tramdina '' dans d’autres villes comme Marrakech, Casablanca et Tanger … Et par la suite j’ai d’autres projets de photos à exposer, des photos engagées, prises aussi dans l’espace public, avec un référentiel politique et social.

Quel lien avez-vous avec Rabat ?
Le lien que j’ai avec Rabat est très fort, de par le fait d’avoir grandi dans cette ville. J’ai vécu et suivi les changements qu’il y a eu à différents niveaux, social, économique, transport, occupation de l’espace en rapport avec l’approche genre.
La force de mon lien avec Rabat, se traduit clairement dans les scènes de rue que je capture. L’envie d’immortaliser ces moments est motivée par la volonté d’inviter la société marocaine à s’interroger sur des réalités et à se réconcilier avec l’espace public.
Tout ceci se passe dans les impasses, les ruelles et les avenues de Rabat.