ACTU & SOCIÉTÉ

Le Cinéma marocain en 10 films

Publié le : 12/02/2017 - The Girl with a Red Balloon


Le Maroc célèbre chaque 21 octobre, la journée Nationale du Cinéma, une occasion pour tous les opérateurs directs et indirects de ce secteur de se réunir et évaluer les nouveaux enjeux du Cinéma Marocain. Nul besoin de rappeler le grand essor que connait le cinéma marocain aujourd’hui. Je vous propose les plus beaux succès du Cinéma Marocain de ces 10 dernières années !



What a wonderful World, Faouzi Bensaidi, 2006
Depuis son tout premier court métrage la Falaise en 1998, Faouzi Bensadi se présente comme l’artiste philosophe. What a Wonderful World ne déroge guerre à cette règle et nous offre un film plein de reflexion.

Cœurs Brulés, Ahmed El Maanouni, 2007
Coeurs Burlés marquera d’abord le retour de son réalisateur Ahmed El Maanouni sur la scène cinématographique Nationale après une grande absence ( En effet, son dernier film Transes remontait à 1981). Grand favori du Public à sa sortie, le film Cœurs brisés permettra aussi de  révéler l’acteur Hicham Bahloul qui deviendra plus tard une star de la télé et cinéma marocain.

Casa Negra, Nourredine Lekhmari, 2008
Créant un énorme Buzz autour de sa sortie, le film Casa Negra, s’attire les foudres des critiques d’une part et un énorme succès aux Box office d’autre part. Le film a aussi réussi à s’attirer la curiosité des Jeunes qui désertent souvent les salles de cinéma. Le film sera suivi plus tard par le film Zéro en 2012. Un troisième film devrait clore cette trilogie.

Nos lieux interdits, Leila Kilani 2008
Ce film documentaire retrace le parcours de plusieurs familles dans le cadre de la création de l’instance de l’Equité et de réconciliation et leurs quête vers un semblant de vérité à propos de leurs proches disparus pendant l’époque tristement nommée Années de Plomb, une époque bien énigmatique et sombre de l’histoire du Maroc. Le film a, par ailleurs, reçu le prix de la cinquantaine du Festival National du Film en 2008.

Fragments, Hakim Belabes, 2009
Petit bijou documentaire, le Film Fragments offre des fragments de mémoire, des instants de  l’aventure humaine et présente une profonde réflexion sur la vie et la mort, l’échec et la réussite la dignité et le sens de l’honneur. Le réalisateur compte aujourd’hui parmi  les cinéaste documentaristes le plus reconnus de sa génération.

Road to Kaboul, Brahim Chkiri, 2011
Probablement l’une des réussites les plus improbables, le Film s’est hissé au top du Box office dés sa sortie, il demeure aussi l’un des films qui ont le plus vécu dans les salles de cinéma car son exploitation pendant plus de 4 ans. Au plus grand bonheur des distributeurs.  Le film ROAD TO KABUL est aussi la confirmation qu’une formule bien simple peut en effet garantir le succès du film si elle est bien modelée et précise.

Chevaux de Dieu, Nabil Ayouch, 2012
Revenant sur le triste souvenir du 16 Mai 2003, le Film Chevaux de Dieu relève plusieurs questions pourtant récurrentes dans le quotidien post 11 septembre 2011: Comment naît le terrorisme, à quel  moment devenons nous responsable de son expansion, sommes nous victimes de nos propres convictions ?

C’est Eux les chiens, Hicham Lasri, 2013
Grande révélation de l’année 2013, le film C’est Eux les chiens surprend par son audace. Il remet en réflexion les maux de la société marocaine prise au cœur  de  l’arbitraire et les aléas du Pouvoir. le Film, primé à travers le monde, sera suivi par « The sea Behind ».

L’orchestre des aveugles, Mohamed Mouftakir, 2014
Fils du grand violoniste Houcine Mouftakir, le réalisateur Mohamed Mouftakir rend par ce film un hommage à son père mais aussi à son enfance profondément marqué par les événements  des années de plomb ( avez vous remarqué que les années de plomb hantent toujours les films marocains, les approches différent certes, mais la douleur reste néanmoins fort présente). l’Orchestre des aveugles  a a été plusieurs fois primé dans des festivals étrangers. Nommé dans trois catégories de l’édition 2014 du Festival international du film de Marrakech, il a remporté trois prix au Festival international du film de Bruxelles l’année suivante et a également été primé lors de la dernière édition du Festival de Carthage en Tunisie.

Chaibia, Youssef Britel, 2015
Première expérience cinématographique de Youssef Britel, Chaibia remet en lumière la mémoire de l’art du Maroc, bien peu présent parmi les œuvres cinématographiques marocaines.

A Mile in my shoes, Said Khallouf, 2015
Réalisé par Said Khallouf, a été choisi pour concourir aux présélections de la prochaine cérémonie des Oscars, qui se tiendra en février 2017 à Los Angeles.le film évoque des problèmes sociaux qui, évidemment, ne sont pas propres à notre société: enfants de la rue, viol, exploitation humaine, violence contre les femmes, autorité parentale outrancière.

Depuis 1977, le Maroc a présenté onze films aux présélections des Oscars, dont « Mektoub » (1999), « Ali Zaoua » (2001) et « Les chevaux de Dieu » (2013) de Nabil Ayouch, ainsi que « Casanegra » (2010) de Noureddine Lakhmari et « Mort à vendre » (2013) de Faouzi Bensaïdi, mais n’a jamais remporté de prix.Espérons que cette fois ci, On sera vainqueur!