Portrait

Mariem Naciri

Publié le : 01/11/2016 - Sortir


Photographe r'bati passionnée et touche à tout, Mariem Naciri a réussi à conquérir la scène culturelle de sa ville. Entretien complice avec la dame qu'on a tous croisé aux pieds des scènes de la Capitale.



Quel est votre parcours ?
Aînée d'une famille de quatre enfants ayant tous suivi une filière scientifique dans leurs études, je ne me serais jamais imaginée développer un jour une passion pour la pratique d'un art. Mes parents ont bien essayé de m'offrir la possibilité d'apprendre la musique, le piano en l'occurrence, quand j'avais neuf ans mais j'ai vite abandonné.
Après avoir accompli toutes mes études primaires et secondaires à Rabat, j'ai choisi d'y rester pour suivre une  formation d'ingénieur et je me suis spécialisée dans l'informatique.

Comment êtes vous venue à la Photographie ?
Je crois être tombée dedans étant toute petite mais en tant que modèle pour un Papa passionné de photographie. Grâce à lui je possède de nombreuses photographies et diapositives de mon enfance aussi bien en noir et blanc qu'en couleurs. Il n'a pas connu l'ère du numérique, du moins, pas en tant que photographe. Et, comme  j'ai toujours aimé regarder les photographies, j'ai un jour décidé de réunir les miennes et de les classer dans des albums. Par la suite, j'ai fait l'effort de les scanner.
Je n'ai commencé à prendre des photographies que bien plus tard. Ma première passion, le jardinage, m'a poussée à réaliser mes premières photos afin de mémoriser les périodes de floraison des fleurs de mon jardin. Pour cela, j'ai emprunté l'appareil photo de mon père. Je me suis vite rendue compte que les contraintes de l'argentique (utilisation de pellicule), ne me convenaient pas. Et en 2005, j'ai acheté mon premier appareil numérique.

Quels sont vos projets aujourd’hui ?
Mes sujets de prédilection aujourd'hui sont la Fantasia (Tbourida),  les Portraits d'Artistes sur scène et les Mains (ces mains qui me fascinent).
J'expose déjà virtuellement mes œuvres. Les partager me permet de savoir comment elles sont perçues par les gens. J'envisage également de les exposer "en vrai" en commençant par la Fantasia en hommage à  ce magnifique Art Equestre pour lequel j'ai développé une véritable passion et ce, depuis 2014 date à laquelle j'y ai assisté pour la première fois.
Depuis quelques temps, toujours dans une optique de partage, l'idée d'un livre de photographies commence à se frayer un chemin dans mon esprit.

Quel lien avez-vous avec Rabat ?
Ma famille est originaire de Salé mais  je suis née à Rabat et y ai presque toujours habité. J'y ai effectué toutes mes études à part ma maternelle et j'y travaille actuellement. J'y pratique mes 3 passions : le jardinage, le roller et la photographie. Cette dernière, grande consommatrice de temps et d'énergie a, ces derniers mois, pris le pas sur les autres.