Portrait

Mehdi Fath

Publié le : 20/02/2016 - Sortir


Entre son travail, l'écriture de second roman et ses conférences données à travers le Maroc, le jeune écrivain a gentiment accepté une interview exclusive, dont voici l'intégralité...



Quel est votre parcours ?
Après l’obtention de mon bac en 2007, j’ai suivi une formation en Marketing pour décrocher un Master en 2013 ce qui m’a permis de continuer mes études à ENCG pour avoir un autre Master en Communication des Entreprises, aujourd’hui je prépare ma thèse de doctorat en Management des projets artistiques et culturels. Depuis mon jeune âge j’étais passionné par la musique, ce qui m’a poussé à créer un tremplin dédié à la promotion des jeunes artistes de Rabat (MF Production). Après avoir passé deux ans dans une Multinationale j’ai démissionné pour me consacrer à ma passion qui est l’écriture, le social et l’éducatif, avec l’aide de Houssam Hatim et Ali Boumejd on a pu monter Dreamers Talk une association qui accompagne les lycéens et universitaires dans le parascolaire et para-universitaire qui selon nous est le facteur qu’il faut développer pour améliorer le système éducatif marocain et contribuer au changement.

Comment êtes vous venu à l'écriture ?
J’écris depuis toujours, au début j’écrivais des poésies que j’ai transformé en texte de rap, quand j’ai su que je n’étais pas fait pour être rappeur je me suis mis à écrire des chroniques philosophiques, où j’ai essayé de monter l’importance du rêve en défendant ma thèse : ''Si rêver est un crime alors je plaide coupable'', sans le vouloir mes écrits ont inspiré des milliers d’internautes ce qui m’a poussé à écrire un roman qui parlera de chaque marocain à la recherche de la réponse existentielle ''Qui Suis-je ?''; au début je n’ai jamais pensé que ''J’ai trahi mon destin'' allait plaire aux gens, mais en huit mois j’ai pu vendre 2000 exemplaires sur Rabat, donner 81 conférences en une année dans plus de 10 villes du Royaume, c’est tout simplement une chose que je n’arrive toujours pas à expliquer. Écrire me permet de m’évader et de me comprendre.

Quels sont vos projets aujourd’hui ?
Je compte publier un second roman (Au café du quartier j’ai vu) en Février 2016, j’ai aussi un projet que j’ai présenté aux différents ministères du Maroc pour améliorer le système éducatif marocain, d’ailleurs je mise très gros sur ce projet et j’espère de tout cœur qu’il soit appliqué, je prépare aussi une tournée à travers le Maroc pour donner des conférences.

Quel lien avez-vous avec Rabat ?
Rabat est la meilleure ville au monde, Rabat c’est mon amour, c’est là où j’ai grandi où j’ai passé 26 ans d’existence. Quand j’écrivais mon roman ''J’ai trahi mon destin'' je n’ai pas réussi à écrire une seule phrase hors Rabat. Comme j’aime le dire je suis parmi les premiers habitants de la capitale. Cette ville a son propre charme d’autres la trouve très ennuyante, par contre je pense que Rabat n’accepte que ceux qui savent vivre comme des R’Batis, être un R'bati c’est un art de vivre et un état d’esprit. Je t’aime Rabat ! et je tiens à vous féliciter pour le travail que vous faites !